Semaine neuchâteloise d’actions contre le racisme (SACR) - 31ᵉ édition

De nombreux évènements sont proposés aux écoles

25.02.2026

Depuis 1995, la Semaine d'actions contre le racisme (SACR) constitue un moment fort de mobilisation citoyenne et de sensibilisation au racisme et aux discriminations. Elle vise à :
  • ​Favoriser la compréhension des mécanismes discriminatoires ;
  • Rappeler l'importance des droits humains et de la dignité humaine, piliers de toute démocratie.​
​Pour sa 31ᵉ édition, la semaine neuchâteloise d'actions contre le racisme, portée par le Forum Tous différents – Tous égaux, abordera le thème : Racisme : mémoires, résistances et enjeux contemporains.

Cette édition s'inscrit dans un moment marqué par de fortes tensions autour du récit historique et du débat mémoriel. Ces dernières années, de nombreuses mobilisations internationales ont mis en lumière des mémoires longtemps occultées et ont questionné une histoire trop souvent écrite du point de vue des puissances dominantes. Elles ont permis une meilleure compréhension des processus ayant participé à façonner la société, l'économie et les représentations collectives.
En Suisse, le racisme et le passé colonial concentrent depuis plusieurs années l'intérêt d'un grand nombre d'historiens et d'historiennes. Ces sujets ont aussi fait leur entrée dans le débat public, avec notamment des événements qui interrogent la présence du racisme dans une société qui s'est longtemps pensée en marge de cette histoire. Loin d'être clos, ce travail de mémoire et de remise en question se poursuit.

Dans nombre de pays, ces avancées se trouvent aujourd'hui fragilisées par des pressions politiques et idéologiques visant à imposer un récit présenté comme « patriotique » ou « positif » du passé. Cela se traduit par :
  • La remise en cause de l'importance accordée à la traite transatlantique, l'esclavage et au colonialisme dans les récits nationaux ;
  • La volonté de minimiser, voire de nier, l'existence du racisme structurel;
  • La reprise en main d'institutions culturelles et éducatives afin d'expurger des approches considérées comme critiques, qu'elles concernent les minorités, les héritages coloniaux ou les responsabilités dans les grands drames du XXᵉ siècle.
Cette instrumentalisation de l'histoire n'est pas propre aux pays occidentaux : on l'observe dans de nombreux pays jusque dans des pay​s anciennement colonisés, où la mémoire peut servir à légitimer le pouvoir, renforcer une identité exclusive et imposer un récit conforme à la vision du pouvoir politique en place.

Face à ces enjeux, la 31ᵉ édition de la SACR propose d'interroger l'histoire et d'en éclairer les résonances contemporaines. Trois axes complémentaires – mémoires, résistances, enjeux contemporains – guideront cette démarche, afin de nourrir la réflexion, valoriser les luttes passées et présentes et renforcer la transmission auprès de toutes les générations.​​
 

​​​​​​​​​​